Faire le point sur le taux variable : fonctionnement et pour qui c'est idéal
Après avoir fait le point sur le taux fixe dans notre dernier article, tournons-nous maintenant vers son grand rival : le taux variable. Souvent perçu comme plus risqué, il séduit pourtant de nombreux emprunteurs pour de bonnes raisons. Voyons ensemble comment il fonctionne et à qui il convient le mieux.
Comment fonctionne un taux variable
Contrairement au taux fixe qui reste immuable, le taux variable évolue en fonction du taux préférentiel des institutions financières, lui-même directement influencé par les décisions de la Banque du Canada. Quand la banque centrale ajuste son taux directeur, votre taux hypothécaire variable suit généralement le même mouvement, à la hausse comme à la baisse.
Dans certains cas, vos paiements mensuels demeurent stables même si le taux varie, mais la portion allouée au remboursement du capital par rapport aux intérêts change alors en coulisse. Dans d'autres cas, le montant même de votre versement mensuel s'ajuste directement en fonction du taux. Il est donc important de bien comprendre quelle structure vous propose votre prêteur avant de signer.
Ce qui rend le taux variable attrayant
La première chose qui attire les emprunteurs vers le taux variable, c'est qu'il part généralement d'un point de départ plus avantageux que le taux fixe au moment de la signature. Pour certains profils d'acheteurs, cette différence initiale peut représenter une économie réelle, surtout si le contexte économique demeure stable ou si les taux ont tendance à diminuer par la suite.
Le taux variable offre aussi une forme de flexibilité intéressante. Plusieurs produits à taux variable comportent des pénalités de remboursement anticipé moins élevées que leurs équivalents à taux fixe, ce qui peut être un avantage non négligeable si vous prévoyez vendre votre propriété ou refinancer votre prêt avant la fin du terme.
Les risques à ne pas sous-estimer
La contrepartie de cette flexibilité, c'est l'incertitude. Si l'économie prend une tournure inflationniste et que la Banque du Canada doit resserrer sa politique monétaire, votre taux peut grimper, et avec lui, potentiellement vos paiements mensuels ou la durée nécessaire pour rembourser votre capital.
Cette incertitude demande une bonne dose de discipline financière. Il faut être en mesure d'absorber des variations dans son budget sans que cela ne mette en péril sa stabilité financière globale. Une marge de manœuvre ou une épargne de précaution devient donc un allié précieux pour quiconque choisit cette voie.
À qui s'adresse le taux variable
Le taux variable convient bien aux personnes qui ont une tolérance au risque plus élevée et qui sont à l'aise avec l'idée de voir leurs paiements fluctuer en fonction du contexte économique. Il attire souvent des acheteurs qui disposent d'une bonne marge financière, avec des revenus stables et un coussin d'épargne suffisant pour absorber d'éventuelles hausses.
Ce type de taux plaît également à ceux qui suivent de près l'actualité économique et qui souhaitent profiter d'une baisse potentielle des taux dans les mois ou années à venir. Enfin, les personnes qui envisagent de vendre leur propriété ou de renégocier leur prêt à moyen terme peuvent trouver un intérêt dans la flexibilité qu'offre généralement ce type de produit.
Mon conseil de courtière
Le choix d'un taux variable ne devrait jamais se faire uniquement sur la base d'un point de départ plus bas. Il faut vraiment prendre le temps d'évaluer votre capacité à gérer l'incertitude et à absorber des changements dans votre budget mensuel. Discutez de vos options avec un courtier hypothécaire qui pourra analyser votre profil complet et vous aider à déterminer si cette voie correspond réellement à votre situation.
Maintenant que nous avons exploré les deux options séparément, notre prochain article vous aidera à les comparer directement et à déterminer laquelle correspond le mieux à votre profil. À très bientôt!